Vendre son bien en vente publique sur internet

Il est possible aujourd’hui de vendre son bien en vente publique sur internet ! Vendre un bien en vente publique n’est pas plus compliqué que de le vendre de gré à gré et cette procédure a même plusieurs avantages.

Les avantages de la vente publique en général

  • Vous obtenez en général un prix plus élevé résultant du processus de « mise aux enchères ».
  • Le notaire et la procédure vous coûteront moins cher que la plupart des commissions des agents immobiliers.
  • Vous êtes encadré juridiquement par un notaire, ce qui est sécurisant.
  • Pas de conditions suspensives : une fois que la vente est conclue, elle est conclue !

Les étapes du processus de vente publique en ligne

  • Vous êtes libre de choisir votre notaire.
  • Une fois le notaire choisi, vous lui fournissez les documents qu’il vous demandera (PEB, contrôle de l’installation électrique, etc…). Vous pouvez également lui donner des photos du bien et voir avec lui comment faire la publicité de votre bien et quel budget vous désirez allouer à cette dernière.
  • Pour le montant minimum que vous espérez de votre bien, vous pouvez estimer vous-même celui-ci ou demander à votre notaire de le faire.
  • Rendez-vous sur le site Biddit.be, qui a été créé par la Fédération Royale des Notariat belge et inscrivez-vous. La vente se passe toujours sous contrôle du notaire et avec son aide. Le prix d’utilisation de la plateforme est compris dans le montant que vous paierez au notaire.
  • Vous décidez quand commence la période d’enchère, qui durera huit jours. Au bout du huitième jour, le sablier s’enclenche pour les cinq dernières minutes ! Excitation à son paroxysme !
  • Déroulement des enchères : vous pouvez vendre votre bien en toute confidentialité, vous avez le choix d’annoncer vos coordonnées ou non. Votre notaire suit les enchères et vérifie l’identité des acquéreurs potentiels qui se seront préalablement enregistrés avec leur carte d’identité électronique.

Une fois la vente terminée

  • A la fin des enchères, votre notaire vous invitera à signer l’acte authentique.
  • Si le bien n’a pas été vendu au montant minimum que vous le désirez, alors vous pouvez décider de ne rien faire et le notaire retire le bien de la vente.
  • Si le bien a été vendu au prix désiré, vous recevrez l’argent de l’acheteur dans les six semaines qui suivront.

Améliorez votre PEB pour moins de 100 euros

Améliorez votre PEB pour moins de 100 euros

Avoir un bon PEB est indispensable si vous voulez vendre votre bien au meilleur prix possible. Isoler vos murs, vos sols et votre toit, sont les rénovations les plus positivement impactantes mais cela implique un budget conséquent. Cependant, il existe quelques astuces bon marché qui peuvent améliorer sensiblement le score de votre performance énergétique.

Votre habitation a été construite après 1970 ? Vous avez certainement dans un tiroir un permis de bâtir ou un permis d’urbanisme. Trouvez-le et montrez-le à votre certificateur PEB. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en fonction de la date de construction, vous pourriez bénéficier d’une meilleure valeur par défaut (par déduction, dans le cas où la présence d’isolant est inconnue dans les parois). En effet, plus la maison est récente, plus les chances que le PEB soit bon augmentent. Et pour l’avenir, retenez la règle du TTG : « Toujours Tout Garder », surtout quand cela concerne des documents relatifs à la construction ou la rénovation de votre maison.

Si vous avez réalisé des travaux d’isolation, retrouvez les factures (facile si vous aviez respecté la règle du TTG !). Pensez également à faire des photos des isolants pendant les rénovations au cas où il serait impossible de prouver la nature et l’épaisseur de l’isolant avec un document. Si l’isolant est bien visible, ainsi que son épaisseur, alors bingo ! Il sera pris en compte.

Aux grands mots les grands moyens, si vous ne savez prouvez d’une quelconque manière la nature et l’épaisseur de l’isolant de vos mur, votre sol ou votre toit, il vaut mieux parfois, comme l’explique Philippe Leloup, le responsable de la société Certinergie,  démonter une brique, ouvrir un bloc porteur, faire un petit trou dans une plaque de plâtre… pour faire apparaître l’isolant. « Sinon, le certificateur donnera une cote par défaut, qui peut vite dégringoler, juste parce qu’il n’a pas de réponse à ces questions », précise le responsable de cette société qui certifie les PEB partout en Belgique. On ne lui jettera pas la pierre : son professionnalisme – et accessoirement la loi – nécessitent des preuves en béton !

Certinergie propose d’ailleurs une liste très pratique de documents à rassembler pour bien préparer son PEB : ici

Philippe Leloup propose une autre autre astuce qui ne vous coûtera également pas grand chose : « le thermostat d’ambiance et/ou la vanne thermostatique. Placé dans une pièce centrale (le séjour par exemple), le thermostat d’ambiance permet de réguler automatiquement la température. Le certificateur PEB prendra cela en compte dans ses calculs et cela ne coûte que quelques dizaines d’euros ».

Isoler les combles par le plancher est une excellente astuce peu onéreuse. En effet, dans un bâtiment, entre 25% et 30% des pertes de chaleur se font par le toit car l’air chaud, en principe, monte. D’où l’importance d’isoler la toiture de sa maison. Mais comme cela constitue un coût important, si vous ne l’utiliser pas comme pièce de vie, vous pouvez tout simplement poser des rouleaux d’isolant à même le sol du grenier.

Vous pouvez également placer, si vous n’en n’avez pas encore, l’un ou l’autre mini extracteur d’air dans les pièces dites « humides » (sanitaires, salles d’eau…). Comme le détaille Philippe Leloup, la ventilation de l’habitation est aussi prise en compte dans le calcul du PEB (la qualité de l’air en général fait partie du calcul) et la présence d’extracteurs d’air en état de marche peut donc améliorer le score du PEB. Par contre, le budget augmente un peu : entre 200 € et 300 € l’extracteur.

Enfin, un dernier petit tuyau ! Si votre habitation présente des pièces non chauffées, essayez d’isoler les tuyaux de chauffage qui y sont présents. Selon Test-Achat, un tuyau de chauffage peut engendrer jusqu’à 30 litres de consommation perdue de mazout par an, par mètre de tuyau. C’est ballot ! « Allez voir dans le garage, le grenier, les combles, les remises… Tout cela peut réellement jouer sur le score du PEB », confirme le certificateur. Et cette astuce ne coûte que quelques euros ! Vous pouvez trouver de l’isolant pas cher dans les magasins de bricolage et vous pourrez le placer vous-même très facilement autour du dit tuyau.

Et si votre maison date d’avant 1970, que vous ne possédez aucun documents et que vous n’avez jamais effectué de travaux d’isolation… on vous laisse deviner (et vos yeux pour pleurer). Mais la bonne nouvelle, c’est que vous pourrez certainement profiter des primes régionales qui vous aideront à effectuer d’éventuelles rénovations d’isolation : primes en Wallonie, primes à Bruxelles et primes en Flandre.